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Antonio Fiori : Se tirer une Bâle

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Les autres tiennent surtout à la direction que notre existence a prise depuis le grand développement de l’industrie. Il se pose à nous sous une forme aiguë, parce que nous distinguons profondément la matière de l’esprit. En ce sens, un mouvement est appris dès que le corps l’a compris. Antonio Fiori aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »S’il veut vous demander conseil, c’est qu’il a déjà choisi la réponse ». D’un autre côté, cet élément permanent peut entrer en combinaison avec des excitations diverses et, dans chaque cas, donner naissance au réveil d’idées différentes. Résultat : les femmes représentent encore 45,6% des employés et 14,5% des cadres supérieurs, 23,9% dans les conseils d’administration et de surveillance, et 8,8% dans les Comex des sociétés du CAC 40. Nous réclamons le confort, le bien-être, le luxe. Les mêmes grands problèmes qui sont discutés aujourd’hui ont été discutées au temps de Platon. Mais si la conscience n’est que la marque caractéristique du présent, c’est-à-dire de l’actuellement vécu, c’est-à-dire enfin de l’agissant, alors ce qui n’agit pas pourra cesser d’appartenir à la conscience sans cesser nécessairement d’exister en quelque maniè re. Mais il est clair qu’alors les termes de cause et d’effet ne sont plus pris dans leur sens propre, puisque l’esprit conçoit nécessairement la chaîne des causes et des effets qui se succèdent dans le temps (et dont chaque terme ou anneau joue le rôle d’effet par rapport aux termes antécédents, le rôle de cause par rapport aux termes subséquents) comme constituant une série du genre de celles que les géomètres nomment linéaires, parce que la manière la plus simple de se les représenter est d’imaginer des points alignés les uns à la suite des autres. Elles consacreront ensuite des ressources de R&D à la mise au point de solutions. Enfin, il y a aussi à faire valoir des considérations esthétiques inséparables des raisons sociales et morales. Mais il est tard et il n’a plus le temps de vérifier la cohérence du texte. Dans un pareil univers, l’homme est censé faire peu de chose et occuper peu de place : ce qu’il accorde à son intelligence, il le retire à sa volonté. C’est une culture qu’il nous faut intégrer au plus vite. A l’évidence, il y a un aspect quelque peu provocateur dans un tel titre… quoique. A peine en reste-t-il quelque forme vaine, jeux puérils qui amusent l’esprit et ne l’éclairent pas, qui nous amollissent le cœur au lieu de l’enflammer pour tout ce qui est grand, noble et saint. Mais déjà elle commence à posséder cet avantage à un degré beaucoup moins considérable. Mais, au lieu de contradictions dans le système de nos connaissances, il n’y a plus que des faits qui surpassent nos connaissances, si les corps, si l’espace ne sont que des phénomènes dont il nous est bien donné de percevoir la réalité externe, mais non le fondement absolu et l’essence première. Finalement, les dégâts collatéraux européens de la gouvernance de la zone euro sont entièrement passés sous silence. En d’autres termes, le Conseil de résolution ne devrait pas devenir l’alibi d’une réponse incomplète à la crise. On le voit aujourd’hui avec les déboires d’Alcatel Lucent ou avec Areva. Si l’on fait autant d’écoles qu’il y a de tendances personnelles, chacun de nous sera une école : tot capita, tot doctores, — autant de bonnets, autant de docteurs ! Une bonne partie de notre économie est fondée sur le cercle vicieux qu’est l’acquisition, l’obsolescence et la réacquisition d’objets. L’augmentation de la production américaine de plus 4 millions de barils par jour a par ailleurs permis en 2014 une amélioration de la balance commerciale, pour une contribution de 0,7 point de croissance additionnel. Mais qui sait ? Il faut bien constater que les conditions de la crise de l’euro ont totalement discrédité l’idée de l’unification européenne dans l’ensemble de la population européenne, au sud comme au nord.

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