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Antonio Fiori : Quelle croissance pour les marchés ?

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Les leviers traditionnels de l’intervention publique que sont la réglementation, l’investissement public, la fiscalité peuvent tous être déjoués par les acteurs économiques ayant les moyens de s’installer ailleurs, là où l’environnement juridique et fiscal est plus favorable à leurs intérêts. Parmi les pionniers d’une des industries les plus puissantes des dix dernières années : le private equity. Le dynamisme démographique de l’Afrique d’abord, avec des projections révisées à la hausse cet été, en raison d’un taux de natalité resté plus élevé que prévu. Un conte de fées. Dès 2008, et pour faire face au déferlement de défiance qui fait suite à la crise des subprimes, la plupart des institutions internationales (Fonds monétaire international, Organisation de coopération et de développement économiques) et des gouvernements européens ont reconnu que l’intervention de l’Etat était nécessaire et qu’il aurait fallu encadrer davantage les acteurs de cette finance folle. Depuis le 1er janvier 2015 et jusqu’au 31 décembre 2018 au moins, les entreprises de production phonographique bénéficient d’un crédit d’impôt renforcé au titre des dépenses engagées pour la production d’albums de talents nouveaux, c’est-à-dire d’artistes, groupes d’artistes, compositeurs ou artistes-interprètes qui n’ont encore jamais produit d’album ou, qui s’ils en ont déjà produits, n’ont pas vendus au moins deux albums à plus de 100.000 euros par an. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois » Quand le malheur vous tombe sur la tête, il est trop tard pour regretter ». Maurice Tchenio pense aujourd’hui sincèrement que le danger est écarté. Les banques, elles, veulent moins de réglementation, moins de contrôle, pour réaliser les PLACEMENTS FINANCIERS qui leur ont si bien réussi quand tout allait bien. Le pouvoir qu’elles détiennent est immense : elles ont ainsi les moyens de réclamer l’intervention de l’Etat en utilisant la menace de la faillite du système. Après avoir considéré l’esprit positif relativement aux objets extérieurs de nos spéculations, il faut achever de le caractériser en appréciant aussi sa destination intérieure, pour la satisfaction continue de nos propres besoins, soit qu’ils concernent la vie contemplative, ou la vie active. Si d’autre part tout être est force, et si toute force est active, selon le sentiment de Leibniz confirmé par la science, n’est-ce point là l’absolu du mouvement, cherché dans l’abstraction du premier moteur immobile ou dans l’abstraction plus difficile encore à comprendre d’un créateur qui crée sans sortir de son repos d’être parfait ? La complication des théories de l’aphasie se détruisant ainsi elle-même, faut-il s’étonner de voir la pathologie actuelle, de plus en plus sceptique à l’égard des schémas, revenir purement et simplement à la description des faits[72] ? Le développement de titres dits d’achat et de conservation nécessiterait une nouvelle plateforme d’investissements du secteur privé, structurée de manière à personnaliser les retours en fonction de ses participants. La Bombe Oubliée (LBO, l’autre nom du private equity) n’explosera pas. Quant à l’Administration Obama, elle a particulièrement mal géré le dossier BAII, qu’elle voit comme un concurrent de la Banque Mondiale et de la Banque Asiatique de Développement. Dans trente ans, la France sera d’autant plus forte qu’elle aura su réarmer la puissance publique en révolutionnant ses modes d’intervention au service du bien commun et de l’avenir. Baisse des impôts, baisse des dépenses publiques… les récentes annonces pour le budget 2015, ajoutées aux mesures d’abaissement du coût du travail (crédit d’impôt compétitivité emploi et pacte de responsabilité), achèvent de confirmer l’orientation (car peut-on vraiment parler de tournant ? Car il n’est pas question d’effacer quoi que ce soit dans ce que veut faire maintenant le fondateur d’Apax. Les mesures qui visent une meilleure répartition de la pression fiscale entre les riches et les plus modestes tardent. Et si c’était la nouvelle histoire capitaliste de cette décennie, à l’égal de ce que fut celle du private equity ? Dans le contexte économique actuel, ni une politique d’offre ni une politique de demande ne disposent des relais (travail, capital, productivité) pour permettre une croissance durable. On devinait des hommes doux, dociles, portés à la mélancolie. C’est bien les déboires grecs, espagnols, portugais et italiens, qui pèsent désormais sur l’euro sur le point de crever le seuil psychologique de 1,20 vis-à-vis du dollar. La vertu d’abord : le projet renforce, pour tous les professionnels des services immobiliers rendus aux particuliers, les obligations de formation et d’éthique. Est-il enfin nécessaire de rappeler que les grands groupes paient relativement peu d’impôts ?

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