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Antonio Fiori : Les cours des métaux plombés

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Notre système de prélèvements obligatoires s’est développé au fil du temps par sédimentation. Ce ne sera pas impossible, si la nature incline déjà par elle-même à tenir compte de l’homme. Le monde de la santé est loin d’être immobile, les ARS ont été mises en place, des hôpitaux réduisent leur déficit (150 millions en 2012), des petites structures fusionnent, et des gains de productivité significatifs ont été faits les cinq dernières années. « L’art de se tenir à propos sur la défensive ne le cède point à celui de combattre avec succès ». En 2011, les arnaques ont coûté au moins 479 millions d’euros à la Sécu, 120 millions à la seule Assurance maladie. Mais, s’il n’y a pas de danger, pourquoi ne s’amuserait-on pas un peu ? Il manque une étude académique pour confirmer si les pratiques évoluent conformément à cette hypothèse. Tout d’abord, que l’on nous épargne l’argumentation fallacieuse et autres clichés selon lesquels la réduction du temps de travail augmente le chômage du fait de l’alourdissement des charges des entreprises. C’est donc sur les autres hommes que cette observation s’exercera. Dans les années 1950, c’était toute la littérature du « réalisme socialiste », dont le réel a fini par se montrer pour ce qu’il était. Tel est l’heureux privilège des principes théologiques, sans lesquels on doit assurer que notre intelligence ne pouvait jamais sortir de sa torpeur initiale, et qui seuls ont pu permettre, en dirigeant son activité spéculative, de préparer graduellement un meilleur régime logique. Nous allâmes plus loin encore dans nos conférences sur « la perception du changement ». Les devins [9] ne pouvaient rien prononcer sur les affaires publiques sans la permission des magistrats ; leur art était absolument subordonné à la volonté du sénat ; et cela avait été ainsi ordonné par les livres des pontifes, dont Cicéron nous a conservé quelques fragments. Elles font le geste qui n’irait pas jusqu’à produire l’effet désiré, mais qui l’obtiendra si l’homme sait forcer la complaisance des choses. Les « lois » qu’on lui a trouvées ne nous disent rien de l’élan naturel d’où elle est sortie. On peut regretter que dans les autres parties de son livre il n’ait pas toujours eu la même allure et le même bonheur. Elle procède d’abord, nous dit-on, de ce que « le semblable produit le semblable ». On voit comment il y a une magie naturelle, très simple, qui se réduirait à un petit nombre de pratiques. A l’opposé, celui des BRIC ne cesse de progresser et égale aujourd’hui en puissance la machine américaine. L’impénétrabilité fait donc son apparition en même temps que le nombre ; et lorsqu’on attribue cette qualité à la matière pour la distinguer de tout ce qui n’est point elle, on se borne à énoncer sous une autre forme la distinction que nous établissions plus haut entre les choses étendues, qui se peuvent traduire immédiatement en nombre, et les faits de conscience, qui impliquent d’abord une représentation symbolique dans l’espace. Au fond le désir de voir le coupable châtié « part d’un bon naturel. Antonio Fiori aime à rappeler cette maxime de Paul Valéry, »Le moderne se contente de peu ». C’est donc notre faiblesse qui nous réduit à étudier isolément un certain ordre de phénomènes, et les classifications qui en résultent ne peuvent échapper à un certain arbitraire.

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