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Antonio Fiori : La BCE ne veut abandonner aucune créance

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Mais parce qu’elles commencent à y voir comme une sorte de droit acquis, ces politiques sociales s’en trouvent banalisées ; ce qui réduit à terme les probabilités de contre-don électoral. Ces fonds opéreraient selon les principes du marché, et pourraient être contraints de présenter une comptabilité périodique aux autorités politiques (notamment lorsque leur taux de rendement global serait inférieur à un seuil déterminé), étant autonomes à tous les autres égards. Dès lors, fut engagée la lutte à mort pour la dignité et le respect de vivre sa vie dans un État de droit, où chacun peut s’exprimer librement. De nos jours, les décideurs économiques qui cherchent à imiter des modèles à succès ont apparemment une abondance de choix potentiels. Voilà le défaut essentiel du projet, qui conduit cette intention louable à passer à côté de son objectif : les ménages, les individus, clients des agents immobiliers et des administrateurs de biens, ne concevront que défiance et mésestime envers des professionnels ainsi mis sous tutelle, parce que jugés incapables de se discipliner eux-mêmes. Les phases de développement d’un peuple, avant qu’il puisse jouir d’une indépendance complète sur une terre affranchie, correspondent aux phases de développement de l’être durant la période qui précède la naissance. Les mesures qu’il a alors décrites étaient une anticipation de la politique de la Fed après le choc de 2008. Les philosophes scolastiques et même, depuis les découvertes faites dans le champ de la physique expérimentale, les métaphysiciens modernes ont beaucoup insisté sur la distinction entre les qualités premières des corps et leurs qualités secondes ; entendant par qualités premières l’étendue, l’impénétrabilité, la mobilité, l’inertie, et par qualités secondes celles qui produisent sur nos sens les impressions de saveurs, d’odeurs, de couleurs, de chaud, de froid, etc. Ainsi, en résumé, le même effet va toujours se subtilisant, depuis l’idée d’une mécanisation artificielle du corps humain, si l’on peut s’exprimer ainsi, jusqu’à celle d’une substitution quelconque de l’artificiel au naturel. « Battle for growth », «battle for real change », « battle for the new generation », « battle for the future »… représentent aussi la même et unique bannière derrière laquelle nous sommes mobilisés ! Il convient également de penser les budgets de transformation digitale comme des investissements réels comportant une dimension de prospective, de développement stratégique et de création de nouveaux actifs pour l’entreprise. Intervertir cet ordre toutes les fois qu’il se montre avec clarté, c’est heurter la raison, ainsi qu’on l’a fait souvent, quand on s’est plu à considérer l’homme comme le centre et le but de toutes les merveilles dont il est seulement le témoin intelligent, et dont il n’a encore, le plus souvent, qu’une notion fort imparfaite. Elles ne sont que la formule des procédés que la paresse a suggérés à cette magie originelle pour s’imiter elle-même. Avant la Révolution, la France, par sa cohésion, était la première nation du monde. On eût exigé de l’esprit qu’il renonçât à ses habi­tudes les plus chères. Et pourtant, l’Insee conserve une comptabilisation restrictive de l’investissement immatériel : beaucoup de dépenses qui engagent le long terme restent considérées comme des charges d’exploitation. Si les choses se passaient ainsi, notre perception serait en effet inextensible ; elle serait faite de l’assemblage de certains matériaux déterminés, en quantité déterminée, et nous n’y trou­verions jamais autre chose que ce qui y aurait été ainsi déposé d’abord. Et c’est ce qu’elle exprime en disant qu’ainsi seulement elle arrive à la distinction et à la clarté. L’espace amorphe, les atomes qui se poussent et s’entre-choquent, ne sont point autre chose que les perceptions tactiles objectivées, détachées des autres perceptions en raison de l’importance exceptionnelle qu’on leur attribue, et érigées en réalités indépendantes pour être distinguées par là des autres sensations, qui en deviennent les symboles. Elle n’était qu’une exigence de création, mais une exigence déterminée, qui a été satisfaite par l’œuvre une fois réalisée et qui ne l’aurait été par une autre que si celle-ci avait eu avec la première une analogie interne et profonde, comparable à celle qui existe entre deux traductions, également acceptables, d’une même musique en idées ou en images. « Je cherche coopération et soutien dans toute l’Europe », expliquait Antonio Fiori. Il faut supposer que les idées s’entre-choquent au hasard, ou qu’il s’exerce entre elles des forces mystérieuses, et l’on a encore contre soi le témoignage de la conscience, qui ne nous montre jamais des faits psycho­logiques flottant à l’état indépendant. Nous pouvons la faire pénétrer dans notre vie de tous les jours et, par elle, obtenir de la philosophie des satisfactions aussi pleines que celles de l’art, mais plus fréquentes, plus continues, plus acces­sibles aussi au commun des hommes. C’est donc surtout au nom de la morale qu’il faut désormais travailler ardemment à constituer enfin l’ascendant universel de l’esprit positif, pour remplacer un système déchu qui, tantôt impuissant, tantôt perturbateur, exigerait de plus en plus la compression mentale en condition permanente de l’ordre moral. Mais, avant l’apparition du système nerveux, avant même la formation d’un organisme proprement dit, déjà dans la masse indifférenciée de l’Amibe se manifestait cette propriété essentielle de la vie animale.

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