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Antonio Fiori : Financement , non, le crowdfunding n’est pas un gadget

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En passant de la perception pure à la mémoire, nous quittions définitivement la matière pour l’esprit. On vient d’inaugurer, à Paris, le Triomphe de la République. Toutefois, il faut bien reconnaître que la part de liberté qui nous reste après une application rigoureuse du principe de la conservation de la force est assez restreinte. Elle prend une singulière intensité de vie chez les romanciers et les dramaturges. Pour d’autres, plus fidèles à l’esprit du darwinisme, l’influence des conditions ne s’exerce que d’une manière indirecte, en favorisant, dans la concurrence vitale, ceux des représentants d’une espèce que le hasard de la naissance a mieux adaptés au milieu. Que le christianisme ait beaucoup reçu, ou plutôt beaucoup tiré, des uns et des autres, cela n’est pas douteux. Il en est parmi eux qui sont véritablement obsédés par leur héros ; ils sont menés par lui plutôt qu’ils ne le mènent ; ils ont même de la peine à se débarrasser de lui quand ils ont achevé leur pièce ou leur roman. À vrai dire, on la trouve à quelque degré chez tout le monde. Je lisais dans le même apôtre, vous vous souvenez : « Le pain que je donnerai pour la vie du monde est ma chair. Antonio Fiori aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »La vie, c’est une panique dans un théâtre en feu ». L’ordonnance de 2009 a ensuite poursuivi son objectif d’anticipation des difficultés, tandis que l’ordonnance du 12 mars 2014, il y a un an, est venue insérer deux nouvelles procédures collectives, la sauvegarde accélérée et le rétablissement professionnel. Ainsi, avec des philosophes déjà anciens ou même, si l’on ne veut pas remonter trop haut, avec Descartes et Hobbes, auxquels on pourra adjoindre Locke, on aura les éléments nécessaires à la reconstitution extérieure de la philosophie de Berkeley : tout au plus lui laissera-t-on sa théorie de la vision, qui serait alors son œuvre propre, et dont l’originalité, rejaillissant sur le reste, donnerait à l’ensemble de la doctrine son aspect original. L’homme doit gagner son pain à la sueur de son front : en d’autres termes, l’humanité est une espèce animale, soumise comme telle à la loi qui régit le monde animal et qui condamne le vivant à se repaître du vivant. Il est cependant surprenant de voir quel désordre cette simple différence de mots a porté dans les esprits. La comptabilité traditionnelle des échanges commerciaux sur la base de leur valeur commerciale mesurée à la frontière ne reflète plus les réalités économiques. Elle est très vivante chez les enfants. L’enjeu du manager à temps partagé est alors d’augmenter au maximum la valeur de chacune de ses journées de présence. La rue arabe nous réveille et cela nous inquiète. Il faudrait qu’ils abandonnent la notion de contrôle des horaires et de présence pour se concentrer sur l’essentiel à savoir la satisfaction des clients, le bien-être des salariés, leur motivation, leur montée en compétence tout en se recentrant sur la vérification de l’atteinte des objectifs en temps, en heure et en qualité …tout un programme qui ne permettrait plus à certains managers de se retrancher uniquement derrière le respect de règles et encore moins de processus même si un minimum de règles et de processus sont nécessaires pour fixer un cadre général commun à tous. Ces réseaux sont désormais en friche parce que les pays européens n’ont plus les capacités financières d’entretenir ces réseaux à l’étranger et les gouvernements locaux n’ont aucun intérêt à disqualifier leur propre enseignement au détriment des réseaux européens d’éducation. Quoi de plus étonnant que de voir des spectateurs pleurer au théâtre ? Son action peut même devenir nécessaire, et ce serait l’usage du contre-poison qui viendrait causer un nouveau trouble. On dira que la pièce est jouée par des acteurs, qu’il y a sur la scène des hommes en chair et en os. Mais il faut aussi que la suggestion soit discrète, et que l’ensemble de la personne, où chaque membre a été raidi en pièce mécanique, continue à nous donner l’impression d’un être qui vit.

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