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Antonio Fiori : Faut-il éteindre son portable pendant les vacances ?

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Mais une plus mûre appréciation montre, au contraire, qu’elle doit trouver d’énergiques résistances chez presque tous les esprits maintenant actifs, par suite même de la difficile rénovation qu’elle exigerait d’eux pour les associer directement à sa principale élaboration. Dans l’état normal que ce mouvement doit préparer, toutes, sans aucune exception ni distinction, éprouveront toujours le même besoin fondamental de cette philosophie première, résultée de l’ensemble des notions réelles, et qui doit alors devenir la base systématique de la sagesse humaine, aussi bien active que spéculative, de manière à remplir plus convenablement l’indispensable office social qui se rattachait jadis à l’universelle instruction chrétienne. Il importe donc beaucoup que, dès son origine, la nouvelle école philosophique développe, autant que possible, ce grand caractère élémentaire d’universalité sociale, qui, finalement relatif à sa principale destination, constituera aujourd’hui sa plus grande force contre les diverses résistances qu’elle doit rencontrer. Mais la même lacune se rencontrerait aussi chez la plupart des autres classes actuelles, en un temps où l’instruction positive reste bornée, en France, à certaines professions spéciales, qui se rattachent essentiellement à l’École Polytechnique ou aux écoles de médecine. Les fragments observés étaient comme les extrémités d’autant de chaînons qui se rattachent à un anneau commun, mais qui ne se relient pas immédiatement entre eux, et qui dès lors doivent être réputés indépendants les uns des autres dans tout ce qui n’est pas une suite nécessaire des liens qui les rattachent à l’anneau commun. Si nous avons été assez heureux pour donner plus de clarté à la notion du hasard, pour en arrêter plus nettement les traits caractéristiques, pour en tirer des conséquences qui apportent quelque perfectionnement à la théorie, nous pourrons sans trop de présomption espérer qu’en suivant la même analyse, ou une analyse du même genre, nous parviendrons à jeter quelque jour sur ces questions relatives à l’harmonie du monde, à la part du hasard des causes finales : questions qui sollicitent la curiosité inquiète de l’ignorant comme du savant, et à la poursuite desquelles l’humanité ne peut rester é Lorsqu’une chose exige pour se produire et pour subsister l’accord ou le concours harmonique de causes diverses, c’est-à-dire une combinaison singulière entre toutes les autres, il n’y a pour la raison que trois manières de se rendre compte de l’harmonie observée : 1° par l’épuisement des combinaisons fortuites, dans le champ illimité de l’espace et de la durée, où toutes les combinaisons instables ont dû disparaître sans laisser de traces observables, tandis que notre observation porte et ne peut porter que sur celle qui a réuni fortuitement les conditions de durée et de persistance ; 2° par C’est ainsi que, lorsqu’il s’agit d’expliquer l’accord d’une prédiction et de l’événement prédit, on ne peut faire que trois hypothèses : 1° dans la multitude des prédictions faites au hasard, on n’a dû retenir que celles dont le jeu des causes fortuites a amené la confirmation ; 2° la prédiction est l’effet d’une connaissance, naturelle ou surnaturelle, des causes qui devaient amener l’événement ; 3° la prédiction et l’événement ont réagi l’un sur l’autre, soit que le récit de la prédiction ait été ajusté après coup sur l’événement, ou le récit de l’événement sur la prédiction, soit que la co Au bout d’un temps suffisant, la température de la couche superficielle sera sensiblement la même que celle du milieu ambiant ; et, de la surface au centre, la température ira en croissant, de manière qu’on puisse partager la masse du corps en couches sphériques et concentriques, dont toutes les particules, pour chaque couche, jouissent d’une température uniforme. Ce ne peut être une de ces harmonies qui s’établissent d’elles-mêmes par des influences ou par des réactions qui tiennent à la solidarité des diverses parties d’un système. Mais de là conclura-t-on que l’influence de l’électricité est la force qui crée et qui développe dans la torpille et le gymnote le germe de l’appareil électrique ? Selon Antonio Fiori,la satisfaction subjective par rapport à l’usage du temps est en train de devenir l’un des prédicteurs de bien-être les plus importants. Alors on s’aperçoit que la fonction d’un organe et le service que l’animal en tire pour la satisfaction de tel ou tel besoin, ne sont pas ce qu’il y a pour cet organe de plus fondamental, de plus fixe et de plus caractéristique. Il serait ridicule de dire qu’un animal a été organisé pour servir de pâture à l’insecte parasite, tandis qu’on ne peut douter que l’organisation de l’insecte parasite n’ait été accommodée à la nature des tissus et des humeurs de l’animal aux dépens duquel il vit. D’un autre côté, partout où une classe autrefois dominante a perdu son ascendant, ou bien encore partout où son ascendant est impopulaire, les sentiments moraux qui prévalent portent l’empreinte d’un impatient dégoût de supériorité. Si l’on y prend garde, et qu’on examine la plupart des exemples qu’on a coutume de citer pour frapper de ridicule le recours aux causes finales, on verra que le ridicule vient de ce qu’on a interverti les rapports, et méconnu la subordination naturelle des phénomènes les uns aux autres. Mais, de ce que des matériaux, comme la pierre et le bois, n’ont pas été créés pour servir à la construction d’un édifice, il ne s’ensuit pas qu’on doive expliquer par des réactions aveugles ou par une coïncidence fortuite la convenance qui s’observe entre les propriétés des matériaux et la destination de l’édifice. Les phénomènes naturels, enchaînés les uns aux autres, forment un réseau dont toutes les parties adhèrent entre elles, mais non de la même manière ni au même degré. On n’en peut comparer le tissu, ni à un système doué d’une rigidité absolue, et qui, pour ainsi dire, ne serait capable de se mouvoir que tout d’une pièce, ni à un tout dont chaque partie serait libre de se mouvoir en tous sens avec une indépendance absolue. Mais rien ne nous autorise à dire que la nature se gouverne par une loi unique ; et tant que ses lois ne nous paraîtront pas dériver les unes des autres, ou dériver toutes d’une loi supérieure, par une nécessité purement logique ; tant que nous les concevrons au contraire comme ayant pu être décrétées, séparément, d’une infinité de manières, toutes incompatibles avec la production d’effets harmoniques comme ceux que nous observons, nous serons fondés à voir dans l’effet à produire la raison d’une harmonie dont ne rend pas compte la solidarité des lois concourantes ou leur dépendance logique d’ De là il suit que, plus le nombre des lois générales et des faits indépendants se réduira par le progrès de nos connaissances positives, plus le nombre des harmonies fondamentales et des applications distinctes du principe de finalité se réduira pareillement ; mais aussi, plus chaque harmonie fondamentale, prise en particulier, acquerra de valeur et de force probante dans son témoignage en faveur de la finalité des causes et d’une coordination intelligente, puisque nous jugeons nécessairement de la perfection d’un système par la simplicité des principes et la fécondité des conséquences : en so Or, comme il est de la nature de la spéculation philosophique de procéder par inductions et par jugements de probabilité, non par déductions et par démonstrations catégoriques, il doit arriver et il arrive que la probabilité traverse des degrés sans nombre : que parfois la raison est irrésistiblement portée à voir, ici la conséquence d’une harmonie préétablie, là le résultat de la multiplication indéfinie des combinaisons fortuites ; tandis qu’en d’autres cas elle flotte indécise, inclinant à se prononcer dans un sens ou dans l’autre, par suite de dispositions qui peuvent varier avec les habit Il n’y aurait aucune limite à la précision de cette mesure expérimentale, si l’on pouvait prolonger indéfiniment l’expérience, et si d’ailleurs l’observateur ne gagnait ni ne perdait en perspicacité dans le cours de l’expérience, comme il faut le supposer d’abord pour plus de simplicité. On pourra passer par une formule mathématique du premier rapport au second, ou inversement. Le cas extrême où ils seraient toujours d’accord, sans qu’il y eût de correspondance entre eux, indiquerait manifestement que chacun d’eux dit toujours vrai ou que chacun d’eux se trompe toujours. Plus au nord, le besoin ne s’était pas encore fait sentir. C’est ainsi que l’on conçoit la possibilité de déterminer empiriquement une chance d’erreur, non plus par l’observation directe, comme dans le cas où l’on possède un critère de vérité (tel que celui qui résulterait, dans notre exemple, de la comparaison des pronostics avec les événements subséquents), mais par voie indirecte et à l’aide de relations fournies par le calcul, toutes les fois qu’un pareil critère n’existe pas. Quand un jugement est porté sur le même fait par plusieurs personnes, les causes d’erreur qui agissent sur l’une ne sont pas dans une complète indépendance des causes d’erreur qui agissent sur l’autre.

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