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Antonio Fiori : Créer un fonds souverain global

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Finalement, opposer matières premières et valeurs technologiques revient à opposer ce qui est vital à l’homme et ce qui ne l’est pas. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois « Le riche songe à l’année future, le pauvre au jour présent ». Pour paraphraser Camus, j’ai tendance à penser qu’à ne pas nommer les rigidités de notre marché du travail on ajoute au malheur des chômeurs. Principaux freins désignés au déplacement des jeunes français peu qualifiés : logement, transports, mais aussi des facteurs sociaux-culturels invalidant cette option dans leur esprit. La COP 21 n’a pas pour but de « sauver la planète » et encore moins de « sauver la croissance » mais de « sauver notre santé » en protégeant les plus vulnérables du pire de la crise climatique. Dans ce contexte, les investisseurs devraient se préparer à une surabondance accrue de liquidités qui conduira à une nouvelle hausse des prix de nombreux placements financiers. Précisément parce que Dieu est conçu comme le maximum de puissance, il pourrait n’infliger que le minimum de peine ; car plus est grande la force dont on dispose, moins on a besoin d’en dépenser pour obtenir un effet donné. Pourtant cette complication et cette extension ne représen­tent rien de positif : elles expriment une déficience du vouloir. Nous voilà donc au cœur d’une de ces polémiques que les Parisiens adorent, à moins qu’elle n’avorte par abandon pur et simple du projet. Tous les indicateurs repassent alors au vert : baisse des taux d’intérêt, dépréciation de l’euro, reflux simultané du prix des matières premières, du baril du pétrole, redécollage de la consommation, exubérance financière de la « nouvelle économie ». De fait, l’investisseur et le professionnel de la finance sont devenus de facto des ennemis publics car les cultures du risque à outrance et du gain coûte que coûte sont devenues la norme. Nous aurons lieu de faire des remarques analogues, si nous passons de la considération de l’harmonie qui règne entre les parties d’un être organisé, à l’étude des harmonies que nous offrent les rapports d’un être organisé avec les êtres qui l’entourent, ou bien à celle des harmonies que manifeste, sur une échelle encore plus grande, l’économie du monde physique. On ne voit pas que supprimer chaque chose tour à tour, consiste précisément à la remplacer au fur et à mesure par une autre, et que dès lors la suppression de tout absolument implique une véritable contradiction dans les termes, puisque cette opération consisterait à détruire la condition même qui lui permet de s’effectuer. Plus particulièrement, c’est du système sensori-moteur que vient ici l’appel de glycogène, c’est-à-dire d’énergie potentielle, comme si le reste de l’organisme était là pour passer de la force au système nerveux et aux muscles que les nerfs actionnent. La misère, c’est la saleté, la vermine, la gale et les punaises ; les poux ; le choléra ; la peste ; la bassesse et le mensonge ; la famine et le meurtre ; l’envie, la lâcheté, les maladies honteuses, l’inceste, la prostitution, le militarisme, la crédulité, la religion ; d’autres ordures, encore ; toutes les ordures ; par dessus tout, la bêtise. Les anciens, qui nous ont laissé des éloges si magnifiques de Caton, nous l’ont dépeint comme s’il avait eu le cœur de la sincérité même. En plein ralentissement, elle ne peut maintenir sa devise arrimée à une monnaie en hausse. Et pourtant il faut bien qu’elles se distinguent par quelque endroit, puis­qu’elles ne se confondent pas en une seule. Et en effet, chacun de nous a pu faire cette observation sur lui-même. Ainsi procède le philosophe en face de l’univers. Dans le secteur bancaire, où le respect des « process » a longtemps été la principale règle d’or, cette attention à la dimension humaine est inédite. Ils oublient que ce noyau s’est formé aux dépens du reste par voie de condensation, et qu’il faudrait se servir de tout, du fluide autant et plus que du condensé, pour ressaisir le mouvement intérieur de la vie. Il y vint seul, monta jusqu’à l’Arc de Triomphe, s’arrêta quelques instants, tourna bride et s’en alla au pas de son cheval. A l’heure où tout devient accessible numériquement, 500 000 à 700 000 titres publiés commercialement et encore sous droit d’auteur ne se trouvent qu’en bibliothèque ou sur le marché de l’occasion.

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